Mardi matin, je quitte ma cabina de bonne heure pour aller prendre un petit déjeuner en attendant le départ du bus pour San José. Cette nuit encore j’ai entendu le vent souffler, plus maintenant. Pas de crachin comme hier non plus mais un beau ciel clair avec très peu de nuages.
Il n’est pas encore 7 heures, le bus est presque plein. Il quitte Santa Elena avec 20 minutes d’avance !
La route vers San José offre de nouveaux paysages sur la montagne et la péninsule de Nicoya. C’est très beau. La poussière transparaît dans les rayons de soleil. Des écoliers profitent du passage du bus pour aller à l’école. Comme celui-ci est plein, ils restent debout en file indienne, dans leurs uniformes. La maîtresse qui les accompagne se tient au bout.
Une heure de piste pour rejoindre la grande route San José - Puntarenas. Moins de poussière mais un grand trafic. Le bus s’arrête faire une pause
en bord de route. Tout le monde descend vers une sorte de self restaurant. Il est 8h45. De nombreux ticos déjeunent : gallo pinto, huevos fritos.
sur le bord de la Panamericana, quelque part entre San
Jose et Puntarenas
On n’a repris la rote que depuis quelques kilomètres quand le bus s’arrête à nouveau pour faire monter un homme. Débute une litanie sur la bonté de Dieu et des futurs donateurs qui par leur générosité viendront en aide aux sans abris. Je glisse une pièce de 100 colons dans la tirelire.
Plus tard, c’est un jeune vendeur de cacahuètes, « mani » et de glaçons de sirop qui monte dans le bus. Il se présente au chauffeur, lui fait cadeau d’un glaçon et d’un paquet de cacahuètes et commence sa vente dans le bus. Quelques kilomètres plus loin, lui aussi descend. Le prochain sera un vendeur de bracelets, colliers, porte monnaie artisanaux de Colombie. Nous sommes toujours sur la Panamericana à 50 km de la capitale mais une heure trente de trajet. Des passages à trois voies permettent au bus de doubler des files de camions. Je suis impressionné par les énormes stations services pour les poids lourds qui semblent pousser comme des champignons. On a pas le sentiment d’être en décroissance par rapport au pétrole. Tout le contraire, le nombre de véhicules n’a fait qu’augmenter ces dernières années. Pour le costarricien moyen, c’est un gage de confort et de sécurité. Pourtant même s’ils ne sont pas rapides, les bus desservent tous le territoire et sont très bons marché.
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