C’est dimanche. Dernier petit déjeuner au Lodge. Le taxi vient nous prendre pour aller sur Monteverde. Il s’agit d’un minibus dont nous sommes les
premiers passagers. D’autres jeunes hébergés dans des chambres d’hôtes nous rejoignent. Nous partons ensuite pour le lac Arénal et transférons les bagages dans le bateau. Là encore, il faut
attendre de faire le plein. D’autres minibus amènent leur flot de touristes du monde entier… Pendant le trajet, je discute avec le chauffeur. Il me dit gagner 10$ par jour en tant que chauffeur.
C’est le salaire d’un ouvrier. Cependant, le système D permet à beaucoup de gens de tirer profit de l’embellie économique de ces dernières années. Même un ouvrier est capable de négocier son
savoir faire face au boom de la construction. Le transfert coûte 18$. Un bon prix, mais à titre de comparaison, un billet de bus Monteverde- San José coûte 2000 colones (soit 4$). Seulement, il
n’y pas trente six façons de se rendre à Monteverde dans la journée. Cette option est vraiment intéressante quand on manque de temps et le paysage sympa fait oublier le temps de trajet.
Le temps est couvert, et le volcan peu visible ce matin. Arrivé de l’autre côté, nous prenons un autre minibus pour une heure de piste avec une pause dans un café. Nous arrivons à Monteverde à midi, soit moins de 4 heures après le départ de l’hôtel.
En fait nous ne sommes pas logés à Monteverde mais à Santa Elena. Il n’y pas de village à
Monteverde, seulement la réserve. Santa Elena est un petit village séparé de trois kilomètres de route de Monteverde. A Santa Elena, des banques, des hotels, des cabinas, et autres laundry
fleurissent ces dernières années.
Un beau café dans la rue principale arbore une carte aux prix prohibitifs pour les locaux. Le soir c’est un lieu de rendez vous de jeunes du monde
entier. C’est une image un peu surréaliste.
Santa Elena n’est pas Lhasa, pourtant on sent bien qu’il y a un côté chic, branché, néo-routard à se retrouver ici.Dans ce village traversé quotidiennement de nuages de pluies, ou le vent souffle le matin et puis le soir. Les habitants transforment leur salon en restaurant-soda ouverts sur demande. Les prix en colons ou en $ sont les mêmes que dans de « vrais restaurants » ticos. La cuisine traditionnelle y est fort bonne comme celle de nos grands mères.
Derrière le banco de Costa Rica nous sommes également allé au restaurant El Dorado. Le premier midi nous étions les seuls clients et j’en ai
profité pour faire un portrait du couple propriétaire.
Le lendemain soir, le restaurant est plein d’étrangers et je suis surpris par l’activité du lieu. Je suis content d’avoir fait ma photo la veille pendant un moment calme.
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