Dimanche 24 février 2008

Le lendemain matin, nous prenons notre petit déjeuner au bord du jardin. Nous commencerons notre journée par les «Puentes Colgantes » (ponts suspendus), dont parlent les guides et les sites sur le Costa Rica.

undefined Gringoland ou l'écotourisme à la costaricienne.


mapa-senderos.jpg Il s’agit finalement d’un parc d’attraction, où l’on a remplacé les manèges par un circuit de ponts suspendus et des passerelles dans un parc privé. A la place des animateurs déguisés en mickeys, de jeunes  guides bilingues en chemise beige vous font observer les oiseaux, les singes, les paresseux et autres animaux vivant en liberté au sein du parc moyennant 10$ en sus. Henri, qui nous accompagne, n’a jamais fait le parcours. Nous l’invitons à se joindre à nous. En tant que « national » son entrée ne coûte pas moins cher que la notre, car il s’agit ici d’un site privée. En chemin, il me parle des espèces végétales et de la faune de la région. Le parcours est sympa et l’heure propice à l’observation. 20 $ l’entrée sans guide. Je trouve le prix élevé. Je commence à penser que le touriste est pris pour une vache à lait. Mes 20 $ paieront une partie du personnel et de l’infrastructure, mais quid de la conservation de cet écosystème ? En Europe, l’entrée dans un château prestigieux est d’une part moins élevée et d’autre part le retour sur investissement est plus transparent, avec tout le travail de restauration et d’entretien.
puentes_arbol.jpg
Ici, le parc est laissé à l’abandon. Des chutes d’arbres ont provoqué la fermeture de petits sentiers annexes. Henri me dit que personne ne viendra débiter ces arbres. C’est pourtant une belle essence, pouvant servir à la fabrication de meubles… Après 2 bonnes heures de marche, nous filons au Parc du volcan Arenal.






L'Arenal
arenal_1.jpg Magnifique forme conique du volcan Arenal


 A Arenal, comme dans les autres parcs nationaux, le prix de l’entrée s’établit en deux catégories : nationaux ou étrangers. Au minimum, la différence est du simple au double. Après nous être acquitté de la somme de 10 $ nous partons à l’assaut des sentiers fléchés pour nous approcher au plus près du volcan. Le ciel est relativement dégagé et la vue magnifique.

arenal_3.jpg Un panneau indique la limite à ne pas dépasser. Une halte s’impose pour boire et manger quelques bananes sur des roches volcaniques.
 


arenal_2-copie-1.jpg

Régulièrement, le volcan gronde. Ce que l’on perçoit à l’oreille, c’est le bruit que provoque la chute des roches sur les pentes du volcan. Des roches de la taille d’une voiture. Elles rebondissent sur les flancs du volcan provoquant par leur impact et par l’écart de températures, des départs de fumées blanches. Ces petits points blancs sont comme des pointillés qui tracent leur chute. Plus facile à suivre avec des jumelles…

 

                 






    Après l’Arenal nous retournons faire une pause méritée à l’hôtel.

   A L’accueil une jeune femme remplace Paola. C’est Yasmin.

-Vous êtes Olivier demande t-elle, après m’avoir entendu parler espagnol.Elle établit les réservations pour le « boat jeep boat » du lendemain, réserve les cabinas à Monteverde et prépare le bon pour l’entrée du Baldi. Je l’écoute ensuite répondre aux questions de touristes américains ne parlant pas un traître mot d’espagnol. Elle aussi se débrouille en langues étrangères ! Sa mère est professeur d’anglais m’apprendra t-elle plus tard. Je ne veux pas l’embêter plus longtemps dans son travail et file me détendre dans la piscine en plein air de l’hôtel.

17H. Départ pour le Baldi

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 Bains  de sources chaudes au milieu d'une nature luxuriante

 

  Le Baldi est l'un des des trois établissements que l'on peut fréquenter. Le plus prestigieux étant le Tabacon, 

C'est un lieu idéal pour un moment de détente après une bonne journée de marche. Des casiers sont à disposition à l'intérieur, mais prévoir encore 5$. Le bar n'est pas très bon marché non plus. Mais on s'en passe. C'est pour profiter des bains en plein air et du paysage que l'on vient ici, ainsi que se baigner dans des eaux minéralisés chauffés par le volcan. Vous pouvez jouer des différents bassins à des températures variables.

 A la sortie de l'établissement je pense appeler un taxi pour redescendre vers la Fortuna. Il y a un car de tourime prêt à démarrer et quasi vide. Je demande "cuanto? " au chauffeur qui me répond "un rojo" par personne. Je comprend qu'il s'agit d'un billet de 1000 colones (référence à la couleur du billet), l'équivalent de 2$. Le prix est sans doute excessif, mais il est sur le point de partir et je n'ai pas envie de marchander...
    Il nous arrêtera quelques kilomètres plus bas à l'entrée de la Fortuna devant un restaurant méxicain. Il n'est pas encore 19 heures. Nous sommes parmi les premiers clients. Après notre deuxième impérial, le restaurant est quasi plein. Nous sommes samedi soir et les ticos sortent. Qu'il ait de l'argent ou pas, le "tico" sort au restaurant le week-end. Plus encore en début de mois quand il vient de toucher son salaire.  A une table proche, un couple avec deux enfants. L'ainé doit avoir dans les 16 ans, une dégaine de boys band gothique. Le deuxième n'a pas 3 ans. Ils n'ont rien commandé à dîner mais sirotent tranquilement un cocktail profitant de l'ambiance du lieu. 
avec son hotel 3 étoiles et ses 300 personnes employées pour le jardin et l'entretien des piscines. Ils offrent différents services: spa, bar et restaurant...Les prix vont crescendo selon la catégorie de l'établissement.
Par Olivier
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