- Ca y est, me voila dans l’avion pour New York. Je suis côté hublot, un peu à l´étroit. 2 autres personnes dans ma rangée. 20 minutes de retard avant l´embarquement en raison d´un changement d´appareil et ce n´est apparemment pas fini. Les hôtesses comptent et recomptent les passagers. On appelle trois passagers. Mes 2 voisins américains sont un jeune allemand et une américaine d´origine portugaise. Dick et Diana. Nous voyageons tous les trois seuls sur ce vol. Nous parviendrons a discuter du vin en France et des appellations. Choix d´índiquer le cépage ou non sur l´étiquette…Je ne suis pas sûr de m´être toujours bien fait comprendre, mais ils étaient polis et moi aussi alors que je n´ai saisi qu´une vague idée de la conversation en général.
- A la descente de l´avion, le cirque américain commence. Cartes de déclarations pré-remplies en main, il faut faire la queue pour les prises d´empreintes et photo. Why are you here ? C´est écrit sur mon papier : in transit to Costa Rica. Le temps que je cherche la phrase en anglais, l´agent me repose la question dans ma langue. Je lui explique que je n´ai nullement l´intention de m´attarder dans son charmant pays et qu´un autre avion doit m´emmener au Costa Rica où je me rends en vacances. Puis un autre me demande où est ma valise. Je lui explique qu´en France on pratique le transit des bagages. Un service très pratique qui permet de ne pas avoir à se préoccuper de ses valises… Le type éclate de rire. Je crois qu´il a le sens de l´humour. « Forget Paris Man ». « Get your bagage ». Il ne semble plus rire du tout. Je m´exécute. J´ai frôlé la perte de bagage.
- Je file au Terminal 4 et repère des bancs en pierre dans un recoin en face de 2 points de restauration rapide ouvert 24h sur 24. (We’re in U.S.). A cette heure là ils ne se tuent pas à la tache. Je remarque que la très grande majorité sont des gens de couleurs.
- Je réussi à m’allonger une heure pour reposer mes jambes puis je parcours de long en large l’aéroport en attendant l’embarquement pour San José…
- Dans l’avion de la ligne TACA je me trouve aussi à côté d’un couple sympathique. L’homme, un américain entre 50 et 60 ans semble être photographe. Je lorgne ses images sur le mac portable. Sélection et retouche de très belles photos du Costa Rica. Faire aussi bien relève du défi impossible, mais le défi en vaut la peine. Avant même de poser les pieds sur l’aéroport Juan Santamaria j’ai déjà un aperçu de ce qui peut être fait…
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