Samedi 23 février 2008
LA FORTUNA

L’air est moite. Il fait chaud. Nous parvenons au Lodge un peu en retrait du centre.

lodge_Lafortuna.jpg Arrivée à Villas Eco-Arenal
 

Les patrons sont un jeune couple : Paola et Henri. Ils ont racheté cet hôtel il y a peu à un oncle. Ils ont fait la piscine et mis en valeur le jardin.
    En discutant du programme du lendemain
avec Paola
,j 'apprends qu'Il existe toutes sortes de « tours » clé en main, que des agences se disputent… Le prix est assez élevé et vous n'avez pas vraiment le choix de ce que vous voulez faire. De plus vous êtes tenu à des horaires, un rythme, un groupe. Bref, tout ce que je cherche à fuir... Je lui explique qu'on souhaite faire les choses à notre rythme, sans forcément tout voir. C'est alors que Henri intervient: - "yo los puedo llevar". Je peux vous emmener. Reste à vérifier si nous pouvons tous tenir dans sa voiture, c'est à dire, si cela ne dérange pas d'avoir quelqu'un assis dans le coffre.
Comme tout est dans le secteur, cela ne nous pose pas de problème au contraire, nous pourrons aller à notre rythme et choisir les activités... et pour tester la voiture , Henri propose de nous déposer dans le Centre Ville et de nous montrer par la même occasion quelques restaurants.

 

 

 

Il fait nuit. Ma première impression arrivé au « centre ville », c’est à dire au Parque Central, est de me trouver dans une sorte de Mecque du Routard. Pour la première fois, je prends conscience des changements intervenus dans le pays et de l’essor du tourisme. Partout des offres de « tours », des restaurants, des épiceries spécialisées dans la vente d’alcool, des points internet, des dizaines de taxis, etc… Tout est tourné vers le tourisme et non vers l’activité locale.
Le prix du m² constructible atteind aujourd'hui 150 $, le même prix que dans les qartiers en hauteur de San José.

Plus tard dans la soirée nous croiserons même des jeunes filles offrant discrètement leur charme…qui sont leur clients?

 

Le lendemain, je fais part de mes impressions à Henri. Il me raconte qu’enfant il venait avec son père à la Fortuna. Autour du Parque Central il se souvient de la présence de l’église et d’un restaurant, rien d’autre. Il me dit aussi que la ville était devenue une destination pour le tourisme sexuel où les clients de l’hôtel demandaient  pour les « chicas », mais qu’heureusement les pouvoirs publics ont réussi à redresser la barre.

 

      Nous dînerons d’un « casado » dans une soda, autour d’ une bouteille de vin chilien  acheté à l’épicier d’en face. (Les sodas n’ont pas de licence pour vendre de l’alcool). Nos voisins de table sont 4 jeunes français… 2 couples qui ont fait connaissance la veille. L’un d’eux, genre routard qui a tout vu, tout connu, nous demande ce que nous avons fait. Nous lui parlons du Tortuguero. D’un air blasé il nous répond que le Costa Rica est « trop cher », et qu’il pense partir pour le Nicaragua. On en reste là.

 

Je m’arrête à un point internet. Après 3 jours « coupés du monde à Tortuguero », le retour à la « civilisation » a du bon. Sur la vitrine est collée une affiche : For sale. Sur un mur de la boutique, des centaines de romans américains aux reliures fatiguées. Sur l’autre, une rangée d’ordinateurs. Au fond se tient un bureau derrière lequel un homme d’une soixantaine d’années mâchonne un cigare.  Il lève la tête vers moi et je lui demande ses tarifs pour l’internet. L’homme m’interpelle en anglais. Je lui demande de répéter en espagnol.

 

- I don’t speak spanish !

 

Ce gringo barbu, mi Orson Welles, mi Hemingway, à l’air désabusé ne parle pas un traître mot d’espagnol ?

 

Je ne saurais pas le fin mot de l’histoire, mais tout La Fortuna sembleconnaître » le gringo au cigare ».

 

Sur le chemin du retour à l’hôtel, On croise Paola & Henri qui nous demande où l’on a dîner. L’accueil est fermé. Un gardien a pris la relève près de la piscine, un petit poste de radio à ses côtés. Il écoute une émission de débat où il est question des politiques de l’Europe et de la construction européenne, présentée comme un modèle de progrès. L’intervenant  évoque ensuite la monnaie européenne et ses avantages. Selon lui l’ Amérique Centrale doit regarder de ce côté là. Je repense au traité de paix d’Esquipulas qui fêtera ses 10 ans en 2009. Il n’y pas si longtemps, cette partie du monde était encore déchirée par des guerres civiles. Même si la paix et la démocratie n’ont pas encore gagnés tous ces pays, le chemin parcouru est indéniable.

 

   

 

Par Olivier
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Vendredi 22 février 2008

En milieu de matinée nous retrouverons avec plaisir Ronald qui a trouvé un véhicule pour venir nous chercher et nous transporter à La Fortuna où nous arriverons à 17h00, avant le coucher du soleil. Pour cela il vient nous retrouver à La Pavona.

retour-Tort_2.jpg

 Le retour par les canaux n'est pas aussi aisé qu'à l'allée: le niveau de l’eau à baissé, et le passage de la pirogue est parfois difficile à négocier, l’hélice raclant le fond.



retour-Tort_1.jpg Le  sillage provoque l’érosion des bords : le canal s’élargit provoquant la chute d’arbres qui entravent ensuite le passage.

J’ai appris que pour le week-end l’hôtel attend une centaine de personnes. Tout le personnel à travailler d’arrache pied à dépecer un veau pour faire des grillades… Je me demande seulement comment feront ces personnes pour arriver par cette voie ?

 

La route est toujours un spectacle dont on ne se lasse pas. Nous traversons Cariari, Guapiles, Puerto Viejo de sarapiquí & Ciudad Quesada.

PV_vendeur.jpg Vendeur ambulant à l'heure du  déjeuner à Puerto Viejo de Sarapiqui

 

 200 km de route pour huit heures et demi de trajet avec une pause déjeuner dans un restaurant de Puerto Viejo.

 
 
Par Olivier
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Jeudi 21 février 2008

5h 30 du matin. Nous sommes 8 dans la pirogue pour partir à la découverte des canaux du parc national. 2 heures de promenade dans ce sanctuaire, dont nous ne pouvons voir qu’une infime partie.

Tortuguero_3-copie.jpg
Les animaux s’éveillent à peine, la plupart des oiseaux dorment encore sur leur branche. A la cime d’un arbre des tâches brunes font penser à des nids de termites. Une observation attentive à la jumelle, permettra d’identifier une famille de singe faisant la grâce matinée. Ce n’est pourtant pas dimanche. Nous observerons également une loutre, des caïmans, et une grande variété d’oiseaux.

Tortuguero_1-copie.jpg Un oiseau sur sa branche qui ne se laissera pas facilement voir...

En fait rien d’exceptionnel, mais la balade est très agréable et la vision de la nature au réveil un beau spectacle pour les yeux.

  Tortuguero_2-copie.jpg
Un caïman se dissimule


Sur le coup de 9h, nous entrons cette fois à pied, dans le petit sentier à l’entrée du poste de Tortuguero. 1km 900 de marche pour mieux repérer quelques espèces végétales, goûter une variété de palmito, ou plus originale, des termites.  

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Les termites sont faciles à attraper
andres_6.jpg Il en faut tout de même beaucoup pour en faire son déjeuner...


Retour au Lodge, pour manger de bon appétit, un énorme brunch…sans  termites.

 

 

 

13h30, un déjeuner copieux nous attends encore… Une heure plus tard, départ pour le cerro Tortuguero. « Promenade » non homologuée qui consiste à grimper en haut du point culminant de Tortuguero à seulement 120 mètres au dessus du niveau de la mer. Mais grimper dans la boue et au milieu des racines d’arbres. Cela nécessite une bonne condition physique. Le couple d’éxilés cubains qui nous accompagne à bien du mal à certains moment. Je les encourage du mieux que je peux, leur disant que nous allons chasser Fidel à notre tour…Ils en rient… Ce serait dommage de les voir fléchir si près du but.

 

  depuis-cerro-Tortuguero.jpg

En haut, la vue est belle, mais le ciel couvert ne permet pas de faire de belles photos: A droite la mer des Caraïbes, et les bras du fleuve.
 

 

 

La descente se fera mieux que la montée. Andrés et moi faisons la rencontre d’un cavalier à pied. Nous faisons un brin de causette sur le chemin. Il m’accordera une photo sur son cheval. ..
cavalier_Tor.jpg

 

 

 

J’occupe la soirée à régler les détails pour le lendemain. En effet, nous sommes ici au bout du monde. Les pirogues à moteur peuvent nous transférer vers un embarcadère, où un bus passerait nous conduire à une ville où un autre bus nous conduirait à une autre ville… mais cette solution nous fera perdre une journée. Nous revenons à notre option de départ. Le transfert en taxi privé avec Ronald.

 
Par Olivier
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Mercredi 20 février 2008
Les propriétaires de la maison sont un jeune couple avec deux enfants. Lui est uruguayen et travaille  dans une agence de publicité.  La femme m'invite à faire le tour de la maison. Je n'avais pas prévu ce cas de figure .

D'abord la cuisine, histoire de voir quelle vue on a maintenant:

vue-de-la-cuisine.jpg Il y a encore de la verdure malgré les constructions et le mur mitoyen. Ce n'est plus aussi sauvage, mais n'oublions pas qu'on est dans une ville qui compte 1,2 millions d'habitants.

Nous voilà ensuite côté jardin, à l'opposé:
patio.jpg
Je fais des clichés avec son autorisation, mais rapidement.  Je jette un oeil dans toutes les pièces et rermarque que je reconnais tout, rien se semble avoir bouger. Même la robineterie est identique: les mêmes vasques, les mêmes portes de douche. Il n'y a pas eu de grande transformation pour une maison qui a plus de trente ans, si ce n'est la peinture.
bureau.jpg
Dans la chambre qui était la mienne, les portes de placards ont été enlevés, c'est la mode des placards ouverts maintenant. Mais je retrouve derrière la porte en bois, les impacts des fléchettes, ainsi qu'un trou dans la cloison du placard, qui me servait à communiquer avec  ma soeur depuis le placard. Ces éléments sont comme des empreintes  que j'y ai laissé et qui m'appartiennent. C'est amusant parce que j'ai souvent pensé au cadenas à numéro que j'avais laissé sur la porte de mon casier au lycée. Et bêtement, j'ai retenu jusqu'ici les trois chiffres de la combinaison: 823.  Ce cadenas à dû être scié il y a bien longtemps, mais les trous de fléchettes, sont là pour encore un bon moment.
detail_patio.jpg

L'ancien patio aux cactus, toujours décoratif, plus accesible.












jardin_1.jpg
Le plus beau de la maison est son jardin. On oublie  les grilles, la ville, les voisins. Entourés de bambous on se trouve à ciel ouvert à profiter du soleil et des températures agréables de cette partie de San José un peu en hauteur.

jardin_2.jpg

jardin_3.jpg

A  la fin de la visite, une pause dans le jardin histoire de mieux faire connaissance autour d'une limonade bien fraîche et une photo des heureux propriétaires saluant les anciens locataires en France: Hola!

familia-casa.jpg
Il est temps de partir. Nous échangeons nos adresses mail et puis je demande une dernière photo à Max, histoire de prouver que je n'ai pas rêver et que j'y étais bien.

familia-con-Oliver.jpg



Par Olivier
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Mercredi 20 février 2008
 Une heure de « pirogue » plus tard nous arrivons à notre hôtel, le Vista al Mar Lodge situé entre un canal et la mer Caraïbe. C’est un établissement tenus par deux associés costariciens. Beau jardin, chambres spacieuses. Agréable buffet avec cuisine traditionnelle. 
casa-T.jpg

L’après midi nous ne dérogeons pas au programme classique avec la visite du village de Tortuguero. Ancien village de pêcheurs, aujourd’hui les 80 familles qui le composent vivent  plus ou moins bien du tourisme. Il se situe à l’entrée du parc national Tortuguero crée en 1978. De jolies couleurs de façade sur le bâtiment du port à l’entrée ne suffisent pas à masquer la pauvreté des habitations et l’insalubrité.
J’apprendrais par la suite que l’apparence des maisons costariciennes ne traduit nullement la richesse de ses habitants. Cependant, il est curieux de constater qu’un tel endroit qui draine aujourd’hui des milliers de touristes laissant 10$ chacun pour pouvoir entrer dans le parc, ne soit pas mieux équipés au niveau infrastructures…

sortie-d-ecole-Tortug.jpg                             Sortie de l'école pour ses enfants de Tortuguero.
Par hasard nous faisons aussi la rencontre d’un adolescent français installé avec ses parents depuis 4 mois dans le village qui suit ses cours au lycée de Tortuguero.


petit-m-tier-totuguero.jpg                                       la plupart des habitants vivent du tourisme.


chica-tortuguero.jpg
        Nous sommes sur la côte Caraîbe, la zone la plus métissée du pays.

Par Olivier
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Mercredi 20 février 2008
Mercredi 7heures.
Gallo_pinto.jpg
Jeannette m'a préparé un gallo pinto, de sorte que je tienne le coup pour le voyage. Le 4X4 vient me prendre. C'est Martin qui nous conduira. Martin est un jeune retraité. Ancien professeur d'éducation physique. Il ne travaille plus, sinon il toucherait moins que sa retraite. Il entraîne  l'équipe de Volleyball de Turrialba 2 fois par semaine. Et tout le monde le connaît en ville.

La route pour Tortuguero passe par Siquires, Guapiles jusqu'à l'embarcadère de La Pavona.

Nous y sommes attendus  par notre guide à 10h30.


Sur le chemin nous traversons nombre de bananeraies, l'occasion de rappeler que le Costa Rica est le deuxième pays producteur de bananes au monde.  L'une des contradictions de ce pays, car c'est une  production qui fait appel  à de nombreux pesticides interdits en Europe qui cause beaucoup de pollutions.
finca-banagro.jpg
Nous  ferons une halte dans  une usine de production où Martin s'arrête à l'occasion. Le Contremaître interdit toutes photos et ne nous autorise que 5 minutes de pause. Cela suffit pour observer le manège depuis l'arrivée des régimes de bananes depuis la Finca, leur lavage, sélection et mise en carton qui sont ensuite chargés sur le camion direction le port de Limon et les containes pour le monde entier. Il y a une partie qui est déclassée. Les bananes sont alors séparées et seront vendues à l'unité dans le pays. Le prix d'une banane dans une épicerie est d'environ 5 cents d'euros ou 20 colones.


bueyes.jpg
Sur le chemin le temps alterne entre pluie et beau fixe. Le paysage change peu à peu.

Les derniers kilomètres, comme d'habitude seront formés de piste, et alors que nous pensions avoir de l'avance, nous serons juste à l'heure au rendez vous à La Pavona. Il s'agit d'un petit embarcadère où se tiennent quelques embarcations prêtes à partir sur un canal artificiel. Les pluies des derniers jours feront que la navigation sera aisée. Quelques voitures sont garées là attendant le retour de leur propriétaires partis sans doute vers Tortuguero.
David.jpg
Daniel nous attends. Ce sera notre 'guia' pendant 48 heures pour cette incursion dans la mangrove au Nord de la côte Caraïbe.












Par Olivier
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Mardi 19 février 2008

Mardi matin 8 heures. Je suis tout prêt du Parque Central. J’arrive en avance, ce qui me laisse le temps de prendre quelques photos. L’idée est de marcher jusqu’au sommet du volcan. Notre chauffeur arrive à l’heure. Il s’avère très sympathique. On a négocié 50$ (25 000 colones), un bon prix pour lui comme pour nous qui sommes cinq.

Turrialba_de-haut.jpg Nous partons à travers un paysage de cafetales fort beau. Le soleil à tendance à se couvrir un peu au fur et à mesure que l’on monte. On ressent aussi les variations de températures.

Nous atteignons le village de santa Cruz. Nous quittons le bitume pour la piste. Il faut réduire la vitesse. Nous poursuivons notre route sur la piste jusqu’à la distance de 7 km du sommet. Notre chauffeur nous retrouvera plus haut à notre descente dans 3 heures environ.

Volcan-turrialba.jpg

Très vite nous traversons des nuages de pluie. L’ascension est lente. Non du fait de la route qui est aisée pour un piéton mais de la raréfaction de l’oxygène.
bienvenidos.jpg
Le sommet est à 3300 mètres tout de même. La terre est acide et cela se remarque sur la végétation. La vue n’est jamais totalement dégagée. Nous trouverons même la pluie sur la fin du parcours et tout le chemin du retour.

 

Autre déception. Nous ne pourrons pas voir les cratères, car en raison de fumeroles l’accès au cratère est interdit.
alto.jpg
Nous redescendons bredouilles et nous arrêtons pique niquer à l’abris du poste des gardes frontières.


 

… petite compensation, une halte imprévue dans un restaurant de montagne près de Santa Cruz avec notre chauffeur.  L’occasion de goûter une grande tortilla con queso et un café. A notre grande surprise, pour la deuxième fois quand on commande un café, celui ci est servi dans un grand verre (ici chope à bière) et généralement pas très fort.

  cabinas.jpg

De retour au Parque Central, je profite pour passer des appels suite aux téléphones récupérés sur l’annuaire à San José. Le premier à Hernan Carboni, ancien camarade de classe. C’est bine Hernan qui me répond, mais le père qui demeure toujours dans la même maison dans le quartier de Curridabat. Hernan le fils, n’habite pas au Costa Rica mais au Canada où il travaille pour Ericson. Tous ses enfants sont passés par le Franco, il me donne les numéro de son fils et demande qui a appelé. Je lui dis un copain français qu’on surnommait « patas ».

2ème appel à Montserrat Bujan à Curridabat également. Je tombe sur une employée qui me donne le numéro de portable. Je laisse un message en disant que je rappelerai.

 

Rendez vous avec Ronald pour régler les derniers préparatifs du lendemain pour le départ à Tortuguero. Nous réglons nos dettes en euros, colones et dollars. Retour le soir chez Jeannette pour un dîner copieux. Discussion autour du TLC (tratado de libre comercio). Visite du fils aîné qui habite Turrialba. Jeannette à 6 enfants. Seul l’un d’eux est marié.



Par Olivier
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Lundi 18 février 2008

Lundi matin départ pour Turrialba. 2 heures de bus en passant par Cartago. Passage au milieu de cafetales (champs de cafés) et de champs de cannes à sucre.         Nous rencontrons Ronald ; directeur de Turisports. Il nous dépose dans différentes familles de Turrialba. J’irai chez Jeannette que je présenterai plus tard.

L’après midi visite du jardin botanique du CATIE Centre d’études et de recherches qui a pour but d’aider les familles rurales par la promotion d’une agriculture équitable. 

  fleur-CATIE.jpg

«  Contribuir a la reducción de la pobreza rural promoviendo una agricultura y manejo de recursos naturales competitivo y sostenible, a través de la educación superior, investigación y cooperación técnica. »

 A la fin de la visite nous faisons la connaissance de Fredi, un paysan vivant dans la montagne. Il est content de faire un bout de chemin avec nous. A l’occasion il accompagne des groupes à la découverte de la faune et de la flore du côté de son village. Une façon d’arrondir les fins de mois, mais dit-il, il apprécie aussi qu’on lui offre des chaussures d’occasion pour lui ou ses enfants.

Je ne pense pas à photographier Fredi. On se quitte à l’arrivée à Turrialba.

  Turrialba_01-copie.jpg

Je cherche une solution pour  faire une excursion au volcan Turrialba le lendemain matin. Nous opterons pour la solution de la « buseta », sorte de minibus où nous pourrons tenir à 5. Rendez vous est pris avec notre chauffeur pour le matin 8h.  Le soir Ronald vient nous retrouver et nous conduit dans nos famille. J’en apprends un peu plus sur lui et sur la communauté protestante à laquelle il appartient. Je dîne en compagnie de Jeannette en regardant les informations. Elle habite avec une de ses filles handicapée « Jeannette », femme extrêmement maigre de 33 ans qui ne se tient qu’allongée et qu’elle doit nourrir avec une sonde reliée à son estomac. Après le dîner elle la porte dans son lit, qui ressemble à celui d’un enfant avec des barreaux.

Le soir, j’occupe la chambre d’une de ses filles. C’est une maison modeste. Une fenêtre haute donne sur le jardin du voisin où se trouve l’arbre de kas duquel j’ai bu un jus de fruit l’après midi. La fenêtre n’a pas de vitre, seulement des volets ajourés qu’on peut fermer. La nuit je suis réveillé par le bruit des camions qui circulent dans le quartier, voisin d’un grand garage.

Par Olivier
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Dimanche 17 février 2008

CR_8-copie.jpg Le voisin part sonner pour annoncer notre présence.
La maîtresse de maison est  là. Comme ci nous venions en visite, elle nous invite à entrer s'excusant d'être en tenue du dimanche.

"Je suis d'abord frappé par la couleur, ensuite par les grilles."
Une première impression de prison qui s'estompera une fois rentré.




La fenêtre près de l'entrée. On reconnait les murs en crépi. Encerclé, une trace sur le mur occasionné par les fléchettes. Une cible était apposée sur ce mur...
la-fenetre-pres-de-l-entr-e.jpg Moi même jouant aux fléchettes avec Wilem... il y a 28 ans.
scan_Oli-copie.jpg















Quand nous sommes entrés dans la maison, la surprise est grande de retrouver les dimensions et l'organisation de l'espace. Aménagée très différemment, la maison garde tout son attrait comme en témoigne ses quelques images:
salon.jpg L'ancien salon avec sa cheminée à gauche est devenu bureau avec ordinateurs et vue sur le jardin.














salon_2.jpg
                                                    Le salon-bureau avec l'entrée au fond à gauche.

salle-a-manger-copie-1.jpg L'ancienne salle à manger. Toujours les coluleurs qui surprennent au début. La pièce du fond communique avec l'espace salle à manger aménagé dans le jardin. C'est bien vu!


ext-rieur-1.jpg salle à manger en extérieur utilisable toute l'année: le rêve!
...Suite de la visite plus tard.
Par Olivier
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Dimanche 17 février 2008

Dimanche, je me lève en même temps que le soleil, vers 5h et demi. La maison est calme. Je me prépare en silence et j’écris quelques notes. Nous prendrons ensuite un bon petit déjeuner avec du thé, de la saucisse des œufs brouillés, de la sauce tomate, de l’avocat. Puis nous filons à l’emplacement de l’ancienne Pulpería. Il fait jour et je remarque plus bas sur la route une vieille maison en tôle qui semble abandonnée.

maison-d-en-face-copie-1.jpg En face de celle ci une allée cimentée différente des autres. Je la reconnais immédiatement et fait signe à Max. La maison doit être là, sur cette allée, derrière cette grille et ce mur. J’avance à pas rapide. Je reconnais l’allée ; la première maison à droite puis la grille qui conduit à celle du fond, fermée comme d’habitude en raison des chiens. La notre est au milieu, mais d’ici on ne la voit pas, cachée par un muret recouvert de végétation ; mais je la devine, je l’imagine…

Quoi faire ?  Sonner à l’un ou l’autre des interphones ? Crier que je suis là ? Par chance, un voisin est dehors à laver sa voiture. Il m’aperçoit lui faire signe. Max me rejoint. On lui raconte l’histoire…

D’abord méfiant, il me demande mon nom plusieurs fois, ainsi que celui des gens qui ont habités sa maison. Finalement il entrouve la grande grille. grille.jpg

L’allée de ciment est la même, mais tout du long un haut mur sépare la propriété de l’ancien terrain vague. Puis c'est la maison :
« la casa de los jardines » construite en 1974 par un architecte méxicain. "Casa de los jardines" comme il l’a décrivait sur les plans, car toutes les pièces donnait sur le jardin.                                                              


Le voisin part sonner pour informer de notre présence. Moi, je compare les souvenirs à cette première vision, cette première surprise. vue-de-la-grille.jpg

La maison doit être là, sur cette allée, derrière cette grille et ce mur. J’avance à pas rapide. Je reconnais l’allée ; la première maison à droite puis la grille qui conduit à celle du fond, fermée comme d’habitude en raison des chiens. La notre est au milieu, mais d’ici on ne la voit pas, cachée par un muret recouvert de végétation ; mais je la devine, je l’imagine…


Par Olivier
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