L’air est moite. Il fait chaud. Nous parvenons au Lodge un peu en retrait du centre.
Arrivée à Villas Eco-Arenal
Les patrons sont un jeune couple : Paola et Henri. Ils ont racheté cet hôtel il y a peu à un oncle. Ils ont fait la piscine et
mis en valeur le jardin.
En discutant du programme du lendemain avec Paola ,j 'apprends qu'Il
existe toutes sortes de « tours » clé en main, que des agences se disputent… Le prix est assez élevé et vous n'avez pas vraiment le choix de ce que vous voulez faire. De plus vous êtes
tenu à des horaires, un rythme, un groupe. Bref, tout ce que je cherche à fuir... Je lui explique qu'on souhaite faire les choses à notre rythme, sans forcément tout voir. C'est alors que Henri
intervient: - "yo los puedo llevar". Je peux vous emmener. Reste à vérifier si nous pouvons tous tenir dans sa voiture, c'est à dire, si cela ne dérange pas d'avoir quelqu'un assis dans le
coffre.
Comme tout est dans le secteur, cela ne nous pose pas de problème au contraire, nous pourrons aller à notre rythme et choisir les activités... et pour tester la voiture , Henri propose de nous
déposer dans le Centre Ville et de nous montrer par la même occasion quelques restaurants.
Il fait nuit. Ma première impression arrivé au « centre ville », c’est à dire au Parque Central, est de me trouver dans une sorte de Mecque du Routard. Pour la première
fois, je prends conscience des changements intervenus dans le pays et de l’essor du tourisme. Partout des offres de « tours », des restaurants, des épiceries spécialisées dans la vente
d’alcool, des points internet, des dizaines de taxis, etc… Tout est tourné vers le tourisme et non vers l’activité locale.
Le prix du m² constructible atteind aujourd'hui 150 $, le même prix que dans les qartiers en hauteur de San José.
Plus tard dans la soirée nous croiserons même des jeunes filles offrant discrètement leur charme…qui sont leur clients?
Le lendemain, je fais part de mes impressions à Henri. Il me raconte qu’enfant il venait avec son père à la Fortuna. Autour du Parque Central il se souvient de la présence de l’église et d’un restaurant, rien d’autre. Il me dit aussi que la ville était devenue une destination pour le tourisme sexuel où les clients de l’hôtel demandaient pour les « chicas », mais qu’heureusement les pouvoirs publics ont réussi à redresser la barre.
Nous dînerons d’un « casado » dans une soda, autour d’ une bouteille de vin chilien acheté à l’épicier d’en face. (Les sodas n’ont pas de licence pour vendre de l’alcool). Nos voisins de table sont 4 jeunes français… 2 couples qui ont fait connaissance la veille. L’un d’eux, genre routard qui a tout vu, tout connu, nous demande ce que nous avons fait. Nous lui parlons du Tortuguero. D’un air blasé il nous répond que le Costa Rica est « trop cher », et qu’il pense partir pour le Nicaragua. On en reste là.
Je m’arrête à un point internet. Après 3 jours « coupés du monde à Tortuguero », le retour à la « civilisation » a du bon. Sur la vitrine est collée une affiche : For sale. Sur un mur de la boutique, des centaines de romans américains aux reliures fatiguées. Sur l’autre, une rangée d’ordinateurs. Au fond se tient un bureau derrière lequel un homme d’une soixantaine d’années mâchonne un cigare. Il lève la tête vers moi et je lui demande ses tarifs pour l’internet. L’homme m’interpelle en anglais. Je lui demande de répéter en espagnol.
- I don’t speak spanish !
Ce gringo barbu, mi Orson Welles, mi Hemingway, à l’air désabusé ne parle pas un traître mot d’espagnol ?
Je ne saurais pas le fin mot de l’histoire, mais tout La Fortuna sembleconnaître » le gringo au cigare ».
Sur le chemin du retour à l’hôtel, On croise Paola & Henri qui nous demande où l’on a dîner. L’accueil est fermé. Un gardien a pris la relève près de la piscine, un petit poste de radio à ses côtés. Il écoute une émission de débat où il est question des politiques de l’Europe et de la construction européenne, présentée comme un modèle de progrès. L’intervenant évoque ensuite la monnaie européenne et ses avantages. Selon lui l’ Amérique Centrale doit regarder de ce côté là. Je repense au traité de paix d’Esquipulas qui fêtera ses 10 ans en 2009. Il n’y pas si longtemps, cette partie du monde était encore déchirée par des guerres civiles. Même si la paix et la démocratie n’ont pas encore gagnés tous ces pays, le chemin parcouru est indéniable.
Le sillage provoque
l’érosion des bords : le canal s’élargit provoquant la chute d’arbres qui entravent ensuite le passage.
Vendeur
ambulant à l'heure du déjeuner à Puerto Viejo de Sarapiqui
Un oiseau sur sa branche qui ne se laissera pas facilement voir...
Il en faut
tout de même beaucoup pour en faire son déjeuner...
Il y a encore de la verdure malgré les constructions
et le mur mitoyen. Ce n'est plus aussi sauvage, mais n'oublions pas qu'on est dans une ville qui compte 1,2 millions d'habitants.
Il est temps de partir. Nous
échangeons nos adresses mail et puis je demande une dernière photo à Max, histoire de prouver que je n'ai pas rêver et que j'y étais bien.
Sortie de l'école pour ses enfants de Tortuguero.
la plupart des habitants vivent du
tourisme.
Nous partons à travers un paysage de cafetales fort beau. Le soleil à tendance à se couvrir un peu au fur et à mesure que l’on
monte. On ressent aussi les variations de températures.
Le voisin part sonner pour annoncer notre
présence.
Moi même jouant aux
fléchettes avec Wilem... il y a 28 ans.
L'ancien salon avec sa cheminée à gauche est devenu bureau avec
ordinateurs et vue sur le jardin.
Le salon-bureau avec l'entrée au fond à gauche.
L'ancienne salle à manger. Toujours les
coluleurs qui surprennent au début. La pièce du fond communique avec l'espace salle à manger aménagé dans le jardin. C'est bien vu!
salle à manger en extérieur utilisable toute l'année: le rêve!
En face de celle ci une allée cimentée
différente des autres. Je la reconnais immédiatement et fait signe à Max. La maison doit être là, sur cette allée, derrière cette grille et ce mur. J’avance à pas rapide. Je reconnais
l’allée ; la première maison à droite puis la grille qui conduit à celle du fond, fermée comme d’habitude en raison des chiens. La notre est au milieu, mais d’ici on ne la voit pas, cachée
par un muret recouvert de végétation ; mais je la devine, je l’imagine…
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