Mercredi 19 mars 2008
Je tiens ici à informer d'une arnaque à Monteverde et plus précisément à Santa Elena dont ont été "victimes" mes compagnons de route. Aucune agression physique, mais une belle arnaque pécunière tout de même. Je vous invite à réagir si vous aussi vous avez des infos de ce type.
Nous étions à santa Elena. Pour ma part je retournais à San José et eux  se rendaient à Manuel Antonio et désiraient réserver des chambres. Ils se sont rendus pour cela dans un sorte d'office du tourisme très voyant sur la rue principale.  Il s'agit nullement d'un office de tourisme, mais d'un bureau de réservations en tout genre, privé.
Muni de leur guide, ils ont fait appeler le Monsieur à différentes adresses qui toutes s'avéraient complètes. Finalement ils ont optés pour des cabinas près de Manuel Antonio. Ils partaient le lendemain et ne voulaient pas se retrouver sans rien à l'arrivée.
L'arnaque est la suivante: le type de "l'agence" leur a réservé 3 nuits sur la base de 80 dollars la nuit pour 2. Chaque couple a déboursé 240 dollars.
Le vrai prix découvert à l'arrivée était de 40 dollars la chambre pour 2 et par nuit. Mes compagnons de route avaient payés l'agence à santa Elena. En faisant payer le double,  cet imposteur a empoché la somme de 240 dollars!! 9a fait un peu cher la comission.

De plus les chambres étaient vraiment miteuses! heureusement que le coin valait le coup.


Ce lieu se trouve en face de la station de bus.
je vais ajouter une photo plus tard.
par Olivier
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Jeudi 28 février 2008

Mercredi soir. Les coups de fil passés ses derniers jours portent leurs fruits. Je vais revoir des personnes qui faisaient partie de mon quotidien de l’époque : Mes voisins Willem & Montserrat, puis mon ancien professeur Yves et sa femme. Ces derniers ont aussi été nos voisins, de l’autre côté du mur dans la « casa de los jardines ».

Je me rappelle d’un jour où je n’avais pas fait mon travail. Qu’avais-je inventé comme excuse ? Je ne m’en souviens plus. Mais mon professeur m’avait dit alors de lui amené mon cahier avec mon travail, dés que  je serai rentré. C’est bien évidemment ce que j’ai fait, mais entre-temps, je me souviens m’être escrimé dans ma chambre à finir mon travail. Je crois bien que c’est le seul souvenir que j’ai de « travail à la maison ». Je me souviens bien davantage de jouer aux fléchettes ou au ping-pong après l’école. Ou encore dans le quartier avec des copains, ou de traîner à la Pulpéria quand j’avais une course à y faire. J’aimais bien perdre mon temps à ne rien faire qu’à noyer les mouches qui s’aventuraient à l’intérieur des goulots de bouteille, dans les casiers vides à l’entrée de la pulpéria. Ou regarder don Carlos extraire les haricots secs de leur grands sacs de jutes pour les peser sur les plateaux à bascules et enfin les glisser dans un sac en papier. Des haricots secs, il y en avait de toutes les couleurs. Des blancs, des rouges, des noirs, des bicolores. A les regarder, on avait envie de plonger sa main dans le sac, de les faire retomber pour entendre ce bruit si caractéristique. Qu’est ce qu’il y avait d’autre dans la Pulperia de don Carlos ? des cigarettes que les gens achetaient à l’unité. Des cachets d’aspirine « mejoral » ou « alka setzer ». Et bien sûr des bonbons. Je me souviens surtout des caramels, d’en acheter un sac plein pour manger devant le petit poste de télévision noir & blanc, dès que le soir tombait, à regarder « les Robinsons de l’espace », « la isla de Guliver »

J’avais revu Yves en France il y a 4 ans alors qu'il était de passage à Rennes. Toujours professeur au lycée Franco, il encadrait un échange d’élèves. Comme moi plus tard, Il avait  feuilleté l’annuaire téléphonique et retrouvé le contact d’un autre Yves, mon père. Nous avions profité de ce passage pour nous revoir dans un café de la ville et le recevoir à dîner à la maison. Au café nous avions échangé des informations sur le « nouveau » Costa Rica, et je lui avais exprimé à quel point j’étais marqué par cet « ancien » Costa Rica. Il m’avait demandé si j’aimerais y vivre. Ma réponse fut « oui ». Cinq ans plus tard ma réponse est encore « oui ».

Oui, parce que j’ai retrouvé là bas une partie de moi même. J’ai retrouvé l’ espagnol que j’ai appris. J’ai retrouvé le contact avec la nature et le goût des aliments oubliés. Et puis surtout une vie simple tournée vers l’essentiel, me semble t-il : le moment présent.

L'heure H, ou le dîner chez Montse

 

 

Il est 19h pile quand Lela me passe le téléphone. Une voix féminine à l’autre bout s’adresse à moi dans un fort accent costarricien : «-« Hola soy Carmen. Nous venons te chercher dans 5 minutes devant le bar Marsella. C’est Willem qui vient avec une voiture grise. »

 5 minutes plus tard, ils m’attendent. 27 ans plus tard j’arrive. Ils ont encore dans la tête l’image d’un jeune garçon blond, aux traits fins et épais comme un fil de fer. Moi j’ai encore l’image d’un jeune très brun, de quelques années mon ainé. Face à moi je retrouve un homme de 45 ans, qui a forci mais qui fait sensiblement la même taille. Il me faudra un temps pour comprendre que c’est moi qui est grandi et lui non. Je le dépasse donc. Il m’ouvre la portière. En un instant je mesure le temps parcouru : 3 enfants à l’arrière. L’ainé a l’âge que j’avais. Carmen sa mère, est là aussi. Je la reconnais maintenant après l’avoir oublié faute de photos. Je reconnais ses traits après avoir reconnu sa voix il y a quelques minutes. Etrange voyage en voiture. Voyage aller ou voyage retour ? Voyage à faire des allers retours !

- Tu te rappelles ? Et ta sœur ? Et ton père ? Et ta mère ?

- Et vous ? Quoi ? Un autre frère ? Quoi ? Il a 27 ans ? Non, je ne savais pas.

 


La voiture entamme un virage et passe une barrière. Nous entrons dans ce qu’ils appellent « une urbanization » . Un gardien nous ouvre la barrière et salut le chauffeur. Quelques mètres plus loin, la voiture se gare devant un haut portail entourant un grand jardin lequel entoure une grande maison. Une femme en tailleur, élégante  ouvre la porte, s'avance sur l'alléeet m'ouvre les bras. C'est  Montserrat qui m'enlace ravie de m'accueillir.  Elle aussi je la reconnais.

On entre dans la somptueuse maison, à l'américaine. Les enfants courrent vers la cuisine pour allumer la télévision. C'est l'heure du JT sur la 7 teletica: "una cadena de toda la vida". On m'appelle, je regarde debout la fin du reportage et découvre sur l'écran le visage du dernier des frères, né l'année de mon départ et qui à cet instant présente le JT. Les présentations sont faîtes, on passe au salon pour dîner.

Ceviche, guacamole, purée d'haricots rouges, nachos frais avec une bière. Un apéro dinatoire comme on dirait chez nous. Confortablement installé sur de grands fauteuils, nous devisons sur le temps qui passe et prenons des nouvelles des uns des autres.


Quelques heures plus tard, il faut rentrer. Les enfants on école et nous sommes en semaine. Longue journée de travail le lendemain.


Au retour, Willem m'emmène sur la route du lycée que nous empruntions ensemble à bord de l'austin de ses parents ou de la nissan de mon père. Nous étions 6 dans la voiture dans nous souvenir être sérrés pour autant.

La route est maintenant asphalté : "tu reconnais la côte?"  me demande Willem.

Et comment. Je me souviens des vieux cars scolaires jaunes crachant leur nuages de fumée noire  tout en peinant dans la montée

- "Ton père avait une datsun 180B . La seule du Costa Rica. Et il conduisait vite."


Willem est intarrissable de souvenirs. Des cafetales où l'on jouait dans le quartier, en passant par le garage où l'on récupérait des roulements à billes pour fabriquer des patinettes de fortunes sur lesquelles on dévalait la pente qui menait à sa maison.

Lentement, ces souvenirs se superposent à d'autres souvenirs. Mais pour la première fois, c'est sur les lieux même qu'ils sont évoqués. Cela leur confère une autre réalité, tangible. Ce ne sont plus des souvenirs en forme de rêve, mais des souvenirs vrais que je partage pour quelques minutes avec un autre témoin et acteur ici, au Costa Rica quelques heures avant mon retour. Et à mon grand étonnement, ces souvenirs sont tout aussi précieux pour lui que pour moi.

par Olivier
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Mercredi 27 février 2008
San José, la capitale, compte environ 1.2 millions d'habitants et presque 2 millions avec la couronne. C'est à dire presque la moitié de la population. Visiter le Costa Rica sans s'intéresser à la façon dont la moitié de la population vit, c'est un peu snober les costariciens et passer à côté des vrais enjeux pour ce pays dans l'avenir. Trêve  de discours, cette page est consacrée  à des photos prises au cours d'une promenade d'une journée dans la ville.

CR_31-copie.jpgJe commence par la pops de Curridabat. (J'ai déjà évoqué la Pops précédemment).  Il s'agit plus précisément d'une "Pops drive" où l'on se rendait après l'école dans les années 70. Cela pour évoquer le modèle nord américain de consommation  et développement de la ville, avec une forte dépendance de la voiture (ou du bus) pour le déplacement.










La Capitale dispose de peu de rues piétonnes à l'occidentale. Néanmoins, celles ci sont très agréables, bordées de commerces et cafés aux vitrines ouvertes sur la rue. Ici pas de rues défoncées, de gaz de pots d'échappements. Il est agréable d'y faire un tour en matinée pour prendre le pouls de la ville.

D'ici vous n'êtes pas loin du Mercado Central, du Teatro Nacional ou encore du Museo del Oro (photos suivantes).
IMG_0015.JPGLe Mercado Central, fondé en 1880. Lieu sympa pour ses petites échoppes où vous pouvez trouver des "souvenirs" à prix imbattables.

IMG_0035-copie.jpgEn face se trouve un Hotel et un Café grand chic

IMG_escolares_SJ.jpgEcoliers faisant la queue pour visiter le Museo del Oro
par Olivier
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Mardi 26 février 2008
 

Le matin, nous partons avec Freddy faire une observation  des oiseaux à la lisière de la réserve de Monteverde. A 7 dans sa jeep, nous devons faire une petite place pour les 2 gamines qu’il faut déposer à l’école… Sans guide et sans expérience il ne faut pas espérer voir beaucoup de volatiles dans le coin. Grâce à la connaissance du terrain de Freddy, ses jumelles et sa longue vue, qu’il accommode en un clin d’œil, nous verrons un toucan, un toucancillo, un "frogon" (oiseau de la famille du quetzal) et d’autres merveilles à plumes colorées.
Monteverde_freddy.jpgpetit groupe autour de Freddy. A Monteverde, seuls les 600 premiers visiteurs sont admis pour la journée.
Monteverde_freddy_2.jpg



Comment contacter Freddy ?

Chez Tina’s casitas
(où je ne vous conseille pas de loger, préférant « vista al golfo » mitoyen, mieux entretenu et au même tarif.)
 

 

 









L’après midi je fais la visite de la fromagerie de Monteverde. Je déconseille la visite guidée (sauf si vous êtes passionné par le sujet et que vous voulez tout savoir de l'arrivée des Quakers à Monteverde), par contre ne pas hésiter à s’y rendre pour goûter les glaces ou acheter du fromage. La fromagerie vient de fêter ses 50 ans.Pour ma part, je me suis concocté en guise de sandwich, des tortillas au maïs (disponibles dans toutes les épiceries) avec du fromage en tranches : Qué rico !
 

On produit aussi du café à Monteverde et il y a sur le chemin, la boutique de la coopérative où l’on peut en déguster de différente sorte pour aider au choix d’achat. Nous nous sommes rendus à la fromagerie en bus (1$) et sommes rentrés à pied. Compter 45 minutes de marche.

montverde_vert.jpgMonteverde, "la montagne verte".



De retour à Santa Elena, je me rends au bureau des bus, enfin ouvert. Je prends un billet pour San José. Le premier bus part à 4 heures du matin. Je me contenterai de celui de 7h (qui partira à 7h moins le quart!).

Montverde_a10.jpgle bureau des bus, souvent fermé!


Les autres partent pour Manuel Antonio. Moi je vais retrouver un peu San José et quelques souvenirs d'enfance avant le retour en France. D'autres surprises m'y attendent.

 
par Olivier
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Mardi 26 février 2008

Mardi matin, je quitte ma cabina de bonne heure pour aller prendre un petit déjeuner en attendant le départ du bus pour San José. Cette nuit encore j’ai entendu le vent souffler, plus maintenant. Pas de crachin comme hier non plus mais un beau ciel clair avec très peu de nuages.

Il n’est pas encore 7 heures, le bus est presque plein. Il quitte Santa Elena avec 20 minutes d’avance !

La route vers San José offre de nouveaux paysages sur la montagne et la péninsule de Nicoya. C’est très beau. La poussière transparaît dans les rayons de soleil. Des écoliers profitent du passage du bus pour aller à l’école. Comme celui-ci est plein, ils restent debout en file indienne, dans leurs uniformes. La maîtresse qui les accompagne se tient au bout.

Une heure de piste pour rejoindre la grande route San José - Puntarenas. Moins de poussière mais un grand trafic. Le bus s’arrête faire une pause en bord de route. Tout le monde descend vers une sorte de self restaurant. Il est 8h45. De nombreux ticos déjeunent : gallo pinto, huevos fritos.

voyage_monteverde_.jpgsur le bord de la Panamericana, quelque part entre San Jose et Puntarenas
 

 On n’a repris la rote que depuis quelques kilomètres quand le bus s’arrête à nouveau pour faire monter un homme. Débute une litanie sur la bonté de Dieu et des futurs donateurs qui par leur générosité viendront en aide aux sans abris. Je glisse une pièce de 100 colons dans la tirelire.

Plus tard, c’est un jeune vendeur de cacahuètes, « mani » et de glaçons de sirop qui monte dans le bus. Il se présente au chauffeur, lui fait cadeau d’un glaçon et d’un paquet de cacahuètes et commence sa vente dans le bus. Quelques kilomètres plus loin, lui aussi descend. Le prochain sera un vendeur de bracelets, colliers, porte monnaie artisanaux de Colombie. Nous sommes toujours sur la Panamericana à 50 km de la capitale mais une heure trente de trajet. Des passages à trois voies permettent au bus de doubler des files de camions. Je suis impressionné par les énormes stations services pour les poids lourds qui semblent pousser comme des champignons. On a pas le sentiment d’être en décroissance par rapport au pétrole. Tout le contraire, le nombre de véhicules n’a fait qu’augmenter ces dernières années. Pour le costarricien moyen, c’est un gage de confort et de sécurité. Pourtant même s’ils ne sont pas rapides, les bus desservent tous le territoire et sont très bons marché.

par Olivier
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Lundi 25 février 2008

C’est dimanche. Dernier petit déjeuner au Lodge. Le taxi vient nous prendre pour aller sur Monteverde. Il s’agit d’un minibus dont nous sommes les premiers passagers. D’autres jeunes hébergés dans des chambres d’hôtes nous rejoignent. Nous partons ensuite pour le lac Arénal et transférons les bagages dans le bateau. Là encore, il faut attendre de faire le plein. D’autres minibus amènent leur flot de touristes du monde entier… Pendant le trajet, je discute avec le chauffeur. Il me dit gagner 10$ par jour en tant que chauffeur. C’est le salaire d’un ouvrier. Cependant, le système D permet à beaucoup de gens de tirer profit de l’embellie économique de ces dernières années. Même un ouvrier est capable de négocier son savoir faire face au boom de la construction. Le transfert coûte 18$. Un bon prix, mais à titre de comparaison, un billet de bus Monteverde- San José coûte 2000 colones (soit 4$). Seulement, il n’y pas trente six façons de se rendre à Monteverde dans la journée. Cette option est vraiment intéressante quand on manque de temps et le paysage sympa fait oublier le temps de trajet.
boat_jeep_boat_1-copie.jpg

Le temps est couvert, et le volcan peu visible ce matin. Arrivé de l’autre côté, nous prenons un autre minibus pour une heure de piste avec une pause dans un café. Nous arrivons à Monteverde à midi, soit moins de 4 heures après le départ de l’hôtel.

      En fait nous ne sommes pas logés à Monteverde mais à Santa Elena. Il n’y pas de village à Monteverde, seulement la réserve. Santa Elena est un petit village séparé de trois kilomètres de route de Monteverde. A Santa Elena, des banques, des hotels, des cabinas, et autres laundry fleurissent ces dernières années.
Montverde_a9-copie.jpg
Un beau café dans la rue principale arbore une carte aux prix prohibitifs pour les locaux. Le soir c’est un lieu de rendez vous de jeunes du monde entier. C’est une image un peu surréaliste.

 

Santa Elena n’est pas Lhasa, pourtant on sent bien qu’il y a un côté chic, branché, néo-routard à se retrouver ici.Dans ce village traversé quotidiennement de nuages de pluies, ou le vent souffle le matin et puis le soir. Les habitants transforment leur salon en restaurant-soda ouverts sur demande. Les prix en colons ou en $ sont les mêmes que dans de « vrais restaurants » ticos. La cuisine traditionnelle y est fort bonne comme celle de nos grands mères.

Derrière le banco de Costa Rica nous sommes également allé au restaurant El Dorado. Le premier midi nous étions les seuls clients et j’en ai profité pour faire un portrait du couple propriétaire.

resto_monteverde.jpg
Le lendemain soir, le restaurant est plein d’étrangers et je suis surpris par l’activité du lieu. Je suis content d’avoir fait ma photo la veille pendant un moment calme.

 

par Olivier
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Dimanche 24 février 2008

Le lendemain matin, nous prenons notre petit déjeuner au bord du jardin. Nous commencerons notre journée par les «Puentes Colgantes » (ponts suspendus), dont parlent les guides et les sites sur le Costa Rica.

undefinedGringoland ou l'écotourisme à la costaricienne.


mapa-senderos.jpgIl s’agit finalement d’un parc d’attraction, où l’on a remplacé les manèges par un circuit de ponts suspendus et des passerelles dans un parc privé. A la place des animateurs déguisés en mickeys, de jeunes  guides bilingues en chemise beige vous font observer les oiseaux, les singes, les paresseux et autres animaux vivant en liberté au sein du parc moyennant 10$ en sus. Henri, qui nous accompagne, n’a jamais fait le parcours. Nous l’invitons à se joindre à nous. En tant que « national » son entrée ne coûte pas moins cher que la notre, car il s’agit ici d’un site privée. En chemin, il me parle des espèces végétales et de la faune de la région. Le parcours est sympa et l’heure propice à l’observation. 20 $ l’entrée sans guide. Je trouve le prix élevé. Je commence à penser que le touriste est pris pour une vache à lait. Mes 20 $ paieront une partie du personnel et de l’infrastructure, mais quid de la conservation de cet écosystème ? En Europe, l’entrée dans un château prestigieux est d’une part moins élevée et d’autre part le retour sur investissement est plus transparent, avec tout le travail de restauration et d’entretien.
puentes_arbol.jpg
Ici, le parc est laissé à l’abandon. Des chutes d’arbres ont provoqué la fermeture de petits sentiers annexes. Henri me dit que personne ne viendra débiter ces arbres. C’est pourtant une belle essence, pouvant servir à la fabrication de meubles… Après 2 bonnes heures de marche, nous filons au Parc du volcan Arenal.






L'Arenal
arenal_1.jpgMagnifique forme conique du volcan Arenal


 A Arenal, comme dans les autres parcs nationaux, le prix de l’entrée s’établit en deux catégories : nationaux ou étrangers. Au minimum, la différence est du simple au double. Après nous être acquitté de la somme de 10 $ nous partons à l’assaut des sentiers fléchés pour nous approcher au plus près du volcan. Le ciel est relativement dégagé et la vue magnifique.

arenal_3.jpgUn panneau indique la limite à ne pas dépasser. Une halte s’impose pour boire et manger quelques bananes sur des roches volcaniques.
 


arenal_2-copie-1.jpg

Régulièrement, le volcan gronde. Ce que l’on perçoit à l’oreille, c’est le bruit que provoque la chute des roches sur les pentes du volcan. Des roches de la taille d’une voiture. Elles rebondissent sur les flancs du volcan provoquant par leur impact et par l’écart de températures, des départs de fumées blanches. Ces petits points blancs sont comme des pointillés qui tracent leur chute. Plus facile à suivre avec des jumelles…

 

                 






    Après l’Arenal nous retournons faire une pause méritée à l’hôtel.

   A L’accueil une jeune femme remplace Paola. C’est Yasmin.

-Vous êtes Olivier demande t-elle, après m’avoir entendu parler espagnol.Elle établit les réservations pour le « boat jeep boat » du lendemain, réserve les cabinas à Monteverde et prépare le bon pour l’entrée du Baldi. Je l’écoute ensuite répondre aux questions de touristes américains ne parlant pas un traître mot d’espagnol. Elle aussi se débrouille en langues étrangères ! Sa mère est professeur d’anglais m’apprendra t-elle plus tard. Je ne veux pas l’embêter plus longtemps dans son travail et file me détendre dans la piscine en plein air de l’hôtel.

17H. Départ pour le Baldi

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 Bains  de sources chaudes au milieu d'une nature luxuriante

 

  Le Baldi est l'un des des trois établissements que l'on peut fréquenter. Le plus prestigieux étant le Tabacon, 

C'est un lieu idéal pour un moment de détente après une bonne journée de marche. Des casiers sont à disposition à l'intérieur, mais prévoir encore 5$. Le bar n'est pas très bon marché non plus. Mais on s'en passe. C'est pour profiter des bains en plein air et du paysage que l'on vient ici, ainsi que se baigner dans des eaux minéralisés chauffés par le volcan. Vous pouvez jouer des différents bassins à des températures variables.

 A la sortie de l'établissement je pense appeler un taxi pour redescendre vers la Fortuna. Il y a un car de tourime prêt à démarrer et quasi vide. Je demande "cuanto? " au chauffeur qui me répond "un rojo" par personne. Je comprend qu'il s'agit d'un billet de 1000 colones (référence à la couleur du billet), l'équivalent de 2$. Le prix est sans doute excessif, mais il est sur le point de partir et je n'ai pas envie de marchander...
    Il nous arrêtera quelques kilomètres plus bas à l'entrée de la Fortuna devant un restaurant méxicain. Il n'est pas encore 19 heures. Nous sommes parmi les premiers clients. Après notre deuxième impérial, le restaurant est quasi plein. Nous sommes samedi soir et les ticos sortent. Qu'il ait de l'argent ou pas, le "tico" sort au restaurant le week-end. Plus encore en début de mois quand il vient de toucher son salaire.  A une table proche, un couple avec deux enfants. L'ainé doit avoir dans les 16 ans, une dégaine de boys band gothique. Le deuxième n'a pas 3 ans. Ils n'ont rien commandé à dîner mais sirotent tranquilement un cocktail profitant de l'ambiance du lieu. 
avec son hotel 3 étoiles et ses 300 personnes employées pour le jardin et l'entretien des piscines. Ils offrent différents services: spa, bar et restaurant...Les prix vont crescendo selon la catégorie de l'établissement.
par Olivier
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Samedi 23 février 2008
LA FORTUNA

L’air est moite. Il fait chaud. Nous parvenons au Lodge un peu en retrait du centre.

lodge_Lafortuna.jpgArrivée à Villas Eco-Arenal
 

Les patrons sont un jeune couple : Paola et Henri. Ils ont racheté cet hôtel il y a peu à un oncle. Ils ont fait la piscine et mis en valeur le jardin.
    En discutant du programme du lendemain
avec Paola
,j 'apprends qu'Il existe toutes sortes de « tours » clé en main, que des agences se disputent… Le prix est assez élevé et vous n'avez pas vraiment le choix de ce que vous voulez faire. De plus vous êtes tenu à des horaires, un rythme, un groupe. Bref, tout ce que je cherche à fuir... Je lui explique qu'on souhaite faire les choses à notre rythme, sans forcément tout voir. C'est alors que Henri intervient: - "yo los puedo llevar". Je peux vous emmener. Reste à vérifier si nous pouvons tous tenir dans sa voiture, c'est à dire, si cela ne dérange pas d'avoir quelqu'un assis dans le coffre.
Comme tout est dans le secteur, cela ne nous pose pas de problème au contraire, nous pourrons aller à notre rythme et choisir les activités... et pour tester la voiture , Henri propose de nous déposer dans le Centre Ville et de nous montrer par la même occasion quelques restaurants.

 

 

 

Il fait nuit. Ma première impression arrivé au « centre ville », c’est à dire au Parque Central, est de me trouver dans une sorte de Mecque du Routard. Pour la première fois, je prends conscience des changements intervenus dans le pays et de l’essor du tourisme. Partout des offres de « tours », des restaurants, des épiceries spécialisées dans la vente d’alcool, des points internet, des dizaines de taxis, etc… Tout est tourné vers le tourisme et non vers l’activité locale.
Le prix du m² constructible atteind aujourd'hui 150 $, le même prix que dans les qartiers en hauteur de San José.

Plus tard dans la soirée nous croiserons même des jeunes filles offrant discrètement leur charme…qui sont leur clients?

 

Le lendemain, je fais part de mes impressions à Henri. Il me raconte qu’enfant il venait avec son père à la Fortuna. Autour du Parque Central il se souvient de la présence de l’église et d’un restaurant, rien d’autre. Il me dit aussi que la ville était devenue une destination pour le tourisme sexuel où les clients de l’hôtel demandaient  pour les « chicas », mais qu’heureusement les pouvoirs publics ont réussi à redresser la barre.

 

      Nous dînerons d’un « casado » dans une soda, autour d’ une bouteille de vin chilien  acheté à l’épicier d’en face. (Les sodas n’ont pas de licence pour vendre de l’alcool). Nos voisins de table sont 4 jeunes français… 2 couples qui ont fait connaissance la veille. L’un d’eux, genre routard qui a tout vu, tout connu, nous demande ce que nous avons fait. Nous lui parlons du Tortuguero. D’un air blasé il nous répond que le Costa Rica est « trop cher », et qu’il pense partir pour le Nicaragua. On en reste là.

 

Je m’arrête à un point internet. Après 3 jours « coupés du monde à Tortuguero », le retour à la « civilisation » a du bon. Sur la vitrine est collée une affiche : For sale. Sur un mur de la boutique, des centaines de romans américains aux reliures fatiguées. Sur l’autre, une rangée d’ordinateurs. Au fond se tient un bureau derrière lequel un homme d’une soixantaine d’années mâchonne un cigare.  Il lève la tête vers moi et je lui demande ses tarifs pour l’internet. L’homme m’interpelle en anglais. Je lui demande de répéter en espagnol.

 

- I don’t speak spanish !

 

Ce gringo barbu, mi Orson Welles, mi Hemingway, à l’air désabusé ne parle pas un traître mot d’espagnol ?

 

Je ne saurais pas le fin mot de l’histoire, mais tout La Fortuna sembleconnaître » le gringo au cigare ».

 

Sur le chemin du retour à l’hôtel, On croise Paola & Henri qui nous demande où l’on a dîner. L’accueil est fermé. Un gardien a pris la relève près de la piscine, un petit poste de radio à ses côtés. Il écoute une émission de débat où il est question des politiques de l’Europe et de la construction européenne, présentée comme un modèle de progrès. L’intervenant  évoque ensuite la monnaie européenne et ses avantages. Selon lui l’ Amérique Centrale doit regarder de ce côté là. Je repense au traité de paix d’Esquipulas qui fêtera ses 10 ans en 2009. Il n’y pas si longtemps, cette partie du monde était encore déchirée par des guerres civiles. Même si la paix et la démocratie n’ont pas encore gagnés tous ces pays, le chemin parcouru est indéniable.

 

   

 

par Olivier
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Vendredi 22 février 2008

En milieu de matinée nous retrouverons avec plaisir Ronald qui a trouvé un véhicule pour venir nous chercher et nous transporter à La Fortuna où nous arriverons à 17h00, avant le coucher du soleil. Pour cela il vient nous retrouver à La Pavona.

retour-Tort_2.jpg

 Le retour par les canaux n'est pas aussi aisé qu'à l'allée: le niveau de l’eau à baissé, et le passage de la pirogue est parfois difficile à négocier, l’hélice raclant le fond.



retour-Tort_1.jpgLe  sillage provoque l’érosion des bords : le canal s’élargit provoquant la chute d’arbres qui entravent ensuite le passage.

J’ai appris que pour le week-end l’hôtel attend une centaine de personnes. Tout le personnel à travailler d’arrache pied à dépecer un veau pour faire des grillades… Je me demande seulement comment feront ces personnes pour arriver par cette voie ?

 

La route est toujours un spectacle dont on ne se lasse pas. Nous traversons Cariari, Guapiles, Puerto Viejo de sarapiquí & Ciudad Quesada.

PV_vendeur.jpgVendeur ambulant à l'heure du  déjeuner à Puerto Viejo de Sarapiqui

 

 200 km de route pour huit heures et demi de trajet avec une pause déjeuner dans un restaurant de Puerto Viejo.

 
 
par Olivier
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Jeudi 21 février 2008

5h 30 du matin. Nous sommes 8 dans la pirogue pour partir à la découverte des canaux du parc national. 2 heures de promenade dans ce sanctuaire, dont nous ne pouvons voir qu’une infime partie.

Tortuguero_3-copie.jpg
Les animaux s’éveillent à peine, la plupart des oiseaux dorment encore sur leur branche. A la cime d’un arbre des tâches brunes font penser à des nids de termites. Une observation attentive à la jumelle, permettra d’identifier une famille de singe faisant la grâce matinée. Ce n’est pourtant pas dimanche. Nous observerons également une loutre, des caïmans, et une grande variété d’oiseaux.

Tortuguero_1-copie.jpgUn oiseau sur sa branche qui ne se laissera pas facilement voir...

En fait rien d’exceptionnel, mais la balade est très agréable et la vision de la nature au réveil un beau spectacle pour les yeux.

 Tortuguero_2-copie.jpg
Un caïman se dissimule


Sur le coup de 9h, nous entrons cette fois à pied, dans le petit sentier à l’entrée du poste de Tortuguero. 1km 900 de marche pour mieux repérer quelques espèces végétales, goûter une variété de palmito, ou plus originale, des termites.  

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Les termites sont faciles à attraper
andres_6.jpgIl en faut tout de même beaucoup pour en faire son déjeuner...


Retour au Lodge, pour manger de bon appétit, un énorme brunch…sans  termites.

 

 

 

13h30, un déjeuner copieux nous attends encore… Une heure plus tard, départ pour le cerro Tortuguero. « Promenade » non homologuée qui consiste à grimper en haut du point culminant de Tortuguero à seulement 120 mètres au dessus du niveau de la mer. Mais grimper dans la boue et au milieu des racines d’arbres. Cela nécessite une bonne condition physique. Le couple d’éxilés cubains qui nous accompagne à bien du mal à certains moment. Je les encourage du mieux que je peux, leur disant que nous allons chasser Fidel à notre tour…Ils en rient… Ce serait dommage de les voir fléchir si près du but.

 

 depuis-cerro-Tortuguero.jpg

En haut, la vue est belle, mais le ciel couvert ne permet pas de faire de belles photos: A droite la mer des Caraïbes, et les bras du fleuve.
 

 

 

La descente se fera mieux que la montée. Andrés et moi faisons la rencontre d’un cavalier à pied. Nous faisons un brin de causette sur le chemin. Il m’accordera une photo sur son cheval. ..
cavalier_Tor.jpg

 

 

 

J’occupe la soirée à régler les détails pour le lendemain. En effet, nous sommes ici au bout du monde. Les pirogues à moteur peuvent nous transférer vers un embarcadère, où un bus passerait nous conduire à une ville où un autre bus nous conduirait à une autre ville… mais cette solution nous fera perdre une journée. Nous revenons à notre option de départ. Le transfert en taxi privé avec Ronald.

 
par Olivier
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